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Constructeur

Le lancement du chantier – Maisonneuve

Après le choix des matériaux, et après 3 demandes de pièces complémentaires, notre permis de construire a enfin été validé. Il a ensuite été nécessaire de le purger. Cette purge est un délai de 2 mois durant lequel il est possible aux tiers d’attaquer le permis. Ainsi, il n’est normalement pas conseillé de commencer les travaux avant la fin de ce délai. En effet, si le recours au permis est cohérent et validé, et que les travaux ont débuté, il est possible que l’autorité exige un démontage de ce qui a été réalisé. Dans ce cas, en général, le constructeur vous aura fait signer une décharge indiquant que dans ce cas, l’ensemble des dépenses sera à la charge du client, c’est à dire : vous. Maintenant, place à l’ouverture du chantier !

Le démarrage de chantier qui se fait attendre

Pour notre part, il n’a pas été question de respecter ou non ce délai, puisque l’attente de disponibilité du maçon nous a fait commencer le chantier environ 3 mois après l’obtention du permis : celui-ci a donc largement été purgé. Nous avons cependant été un peu déçus quant à ce délai assez long, qui a finalement permis, coïncidence ou non, au constructeur de commencer en même temps, la 2ème maison dont il avait la charge dans le lotissement, dont le permis a été lancé et validé plus tard.

Le démarrage du chantier est acté par la signature du CERFA de démarrage de chantier. Il s’agit d’un document que le constructeur déposera à la mairie pour valider le démarrage du chantier mais qui lancera également le délai de construction inscrit dans le CCMI (pour notre part, 12 mois) et ainsi, permettra si nécessaire, de mettre en place des pénalités de retard à la fin de ce délai. Ce CERFA doit être daté correctement et précisément, au jour même du démarrage de chantier : pour cela, le constructeur vous proposera certainement de le signer non daté. Il faut savoir qu’il n’est pas conseillé, notamment par l’AAMOI, de signer sans dater n’importe quel document. Nous n’avons donc pas accepté cette condition, notre constructeur n’a pas eu de problème avec cette décision et nous a envoyé plus tard, le CERFA par mail afin que nous puissions le dater et le signer.

Une dernière réunion au bureau avant le chantier

Avant de commencer, nous avons rencontré le conducteur de chantier au bureau de Maisonneuve à Lens. Le contact est aisé et le discours, clair et compréhensible. Nous avons repris l’ensemble des éléments un peu spécifiques de notre maison (le système de domotique notamment, le plan électrique, l’accès au vide sanitaire etc…), point par point de façon rigoureuse, afin que tout soit clair et net pour le début du chantier.

Par la suite, le conducteur nous a été envoyé une flèche du temps, un schéma nous donnant les grandes étapes de notre construction et les levées de fond correspondantes.

Le début du chantier

Le chantier a débuté par la pose des chaises et la validation des points de repères géomètres. Les chaises sont des repères en bois desquels sont tirés des cordeaux, l’intersection de ces derniers forment les points de la future dalle. Le chantier se poursuit par le déblai de la terre au niveau de l’emprise de la maison, qui est ensuite stockée à l’arrière du terrain. Une fois les déblais achevés, les maçons de ALB Construction intervenant sur notre chantier, ont mis en place les semelles de fondation du vide sanitaire. Il s’agit de bandes de béton qui forment le périmètre de la maison, mais qui sillonnent également la dalle, aux endroits où le vide sanitaire doit passer, notamment au niveau des murs porteurs etc…

La pose du vide sanitaire

fondations du vide sanitaire

Une fois sèches, ces fondations vont accueillir le vide sanitaire. Celui-ci est composé de rangs de parpaing maçonnés, plus ou moins nombreux selon le sol et sa résistance. Pour notre part, l’étude de sol réalisée par notre constructeur nous a révélé que nous n’avions besoin que 3 rangs de parpaing. Cette évaluation est légèrement différente selon les constructeurs, certains par exemple n’étudient pas le sol et mettent par défaut 4 rangs de parpaing, ce qui sécurise le vide sanitaire car cela correspond à la plupart des terrains, mais revient plus cher alors qu’ils sont parfois inutiles, comme ici.

 

Le vide sanitaire

Le vide sanitaire permet de mettre à distance la dalle du sol, occasionnant moins de pertes thermiques mais également d’en assurer une meilleure stabilité. Cette structure est obligatoire dans les nouvelles constructions. Il est également indispensable d’y trouver des aérations sous le niveau du sol, pour notre part il y en a 4 dont le placement n’a finalement laissé que peu de choix : en effet, une face de la maison étant en limite de propriété et une autre étant habillée dans le futur par une terrasse, il ne reste que la face sud et la façade pour accueillir ces aérations. Elles sont grillagées par le maçon et rebouchées, l’assainisseur devra ensuite y mettre des coudes (pour les ramener à la surface du sol) et un chapeau pour en assurer la fonction.

 

Pose du plancher à hourdis et dalle béton

plancher à hourdis et coulée de la dalle

Puis, une fois le vide sanitaire terminé, le maçon a posé le plancher a hourdis. Il s’agit d’une structure métallique remplie de plaque de polystyrène qui est la base qui accueillera la dalle béton. Ce plancher permet une isolation thermique maximale. Le constructeur choisi une variante moins coûteuse au niveau du garage, qui a moins besoin d’être thermiquement isolé, en mettant des plaques de plastique plutôt que de polystyrène.

 

 

 

 

Coulée de la dalle béton avec bras téléscopique

Le lendemain, la toupie et le bras télescopique sont arrivés pour couler la dalle. Malgré une température basse, environ 7°C, cela ne les a pas empêchés de mettre en place le béton de façon propre et efficace.

 

 

 

 

La dalle comprend également les différentes évacuations d’eau, les passages de gaines électriques etc… Il est primordial de bien revérifier l’ensemble de ces tuyaux et gaines, pour qu’il n’en manque pas. Pour notre part justement, après vérification, il manque l’évacuation de l’évier de notre cuisine, ainsi que l’évacuation au niveau du point d’eau du garage. Le maçon va donc effectuer un carottage dans la dalle afin de reprendre cette erreur. Cependant, ce genre de complication peut être très compliquée à rétablir si le chantier avance sans que vous ne vous en rendiez compte. Il est donc très important de suivre correctement et régulièrement votre chantier.

Analyse de la dalle et relevé des erreurs

Finalement

Stade actuel du chantier

Selon notre regard (non-expert), nous n’avons pas vu de problème ou de malfaçon durant ces étapes : l’ensemble des bétons a été ferraillé et notamment, les semelles du vide sanitaire. De plus, le maçon a été accessible et à l’écoute, aussi pour nous donner des explications que pour répondre à nos questions ou nous accompagner sur nos visites de chantier. Finalement, malgré les températures fraîches en cette saison (entre 7 et 0°C !) les ouvriers ont pu travailler, n’occasionnant pas de retard sur le chantier.

 

Le délai de réalisation de ces premières phases de chantier a été assez rapide, une dizaine de jours. Cependant, la dalle nécessite un délai de séchage plus important, environ 3 à 4 semaines. Selon notre timing, la fin du séchage sera donc en mi ou fin décembre : en raison des fêtes de fin d’année, la suite du chantier sera pour début janvier. Cependant, une construction ne se passant pas toujours comme prévue, la nôtre a connu des rebondissements importants.

Tags : ALB ConstructionChantierMaisonneuve
Mylène.B

Rédacteur Mylène.B

Rédactrice sur ce blog, mais aussi maitre d'ouvrage de ce beau projet, je m'intéresse principalement à l'aspect financier, mais aussi technique. J'ai plus précisément un engouement pour le chantier, l'aménagement et l'aspect extérieur, étant dans la vie professionnelle, architecte paysagiste.